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Fêtes de Wallonie : le fait régional devient une réalité de plus en plus forte |
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Aujourd'hui, si 8 partis ont réussi à franchir ensemble les obstacles qui ont créé les difficultés de ces derniers temps et ont pu dégager un consensus sur les divers aspects relatifs à BHV, cet accord n'en demeure pas moins très fragile, sujet à de nombreux débats où le nationalisme exacerbé que nous ne connaissons que trop bien ne manquera pas de s'inviter à la table. Qu'en sera-t-il dans un an ? Car, inexorablement, nous voyons s'élargir ce fossé entre nos deux grandes communautés. J'en veux pour preuve ces petits flamands, qui répugnent de plus en plus à apprendre le français ; les transferts nord-sud ; l'image décalée que les Flamands (et parfois, les Wallons eux-mêmes) ont de la Wallonie et des Wallons. |
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Le fait régional devient une réalité de plus en plus forte : la Région wallonne est ainsi devenue "la Wallonie" et la Communauté française est devenue la "fédération Wallonie-Bruxelles". Mon discours ne changera pas : aujourd'hui plus que jamais, les Wallonnes et les Wallons doivent croire en leur destin, ne pas craindre le changement. La conscience d'appartenir à une communauté partageant un projet d'avenir commun doit être cultivée, les querelles de clochers doivent être balayées. Fuchons fiérs dè yèsse Walons ! Car, à tous les niveaux, nous disposons d'un potentiel exceptionnel. Ne l'oublions pas. Parmi ces atouts, la Culture occupe bien entendu une place de choix. Dernièrement encore, à l'occasion des Journées du Patrimoine qui nous proposaient de cheminer entre pierres et lettres, nous avons pu réaliser combien La Louvière est riche en la matière. Incontestablement, notre Wallo-Picard en est un fleuron. |
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Mais pas figé, comme la feuille sèche d'un herbier Non : une langue bien vivante, qui a su évoluer, s'adapter et imposer le respect. Même si rien n'est jamais définitivement acquis et que le combat est quotidien, la désormais omniprésence du wallon dans le paysage culturel louviérois est une victoire en soi. Cette victoire, c'est la vôtre, « Scriveûs du Cente » ! Inlassablement, vous multipliez les activités en faveur dè no bia langâdje, qu'il s'agisse de cabarets, de concerts avec l'orchestre « Woûrs dès Rayes » - que je salue - , de présence brillante lors de concours littéraires ou encore de publications, dont le recueil de poésies de Jacqueline Boitte « Keûr ô lardje », qui vient tout juste de paraître. Quiconque connaît votre histoire sait qu'elle n'a pas toujours été un long fleuve tranquille. A plusieurs reprises, écueils et tempêtes ont manqué de faire chavirer le navire. Mais jamais vous n'avez baissé les bras. Et vous avez tenu bon la barre. En quelque sorte, par cette farouche volonté de vous unir et de résister, vous montrez la voie à bien d'autres. Tout en portant bien haut le renom de notre Cité. Et j'en suis particulièrement fier ! Depuis quelques années maintenant, les Fêtes de Wallonie ont enfin le rayonnement qu'elles méritent, en passe de devenir un rendez-vous incontournable. Le précieux soutien de la Province de Hainaut et de la RTBF nous permettent désormais l'organisation d'un grand événement populaire, comme le concert de ce soir. Avec - ça ne s'invente pas ! - un Bruxellois en invité-vedette ! Mais nous avons cependant souhaité renforcer également l'ancrage du terroir, avec la présence, depuis 2 ans, des Compagnons de la Louve et des géants Djobri et Djobrète lors des cérémonies officielles. Sans oublier la multiculturalité, toujours au rendez-vous, et particulièrement en 2010 lors du jumelage avec Aragona. Enfin, comme vous le savez, dans quelques mois la Cité des Loups sera officiellement Métropole Culture. Si je ne m'abuse, le “Mouchon d'Aunia”, organe littéraire des Scriveûs du Cente, fêtera quant à lui son centenaire ! Pas question de s'arrêter en si bon chemin : alors que la créativité et l'implication citoyenne seront à leur zénith, je puis vous assurer que la Ville de La Louvière mettra tout en oeuvre afin le Wallon occupe une place de choix à l'horizon 2012 ! Chérs Coumarâdes, C'èst tout naturélmint àl maniére dè nos tayons (ancêtres) què du voloûs fini m'pètit mot. Dès tayons qui nos-ont moustrè çou qu'èl mot “djurvi” (résister) vût dîre. Pa tous lès tans, pa tous lès vints, pa tous lès kmins, daler s'kèmin tout droût. Mambour nér l'indiférince. Eyèt gangnî no Libèrtè ! Merci. Le Bourgmestre, Jacques GOBERT
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