Il est fort peu probable que le vice-premier ministre et ministre des finances revienne sur la décision de transférer le Contrôle du Cadastre de La Louvière vers Mons

 
Le 10 novembre 2011  
     

Ce mercredi 9 novembre, lors de la commission des Finances de la Chambre, la députée fédérale Colette Burgeon a interpellé le ministre des Finances Didier Reynders  sur le probable déménagement du Contrôle du Cadastre de La Louvière.

Un déménagement vers les bureaux de la direction de Mons qui pose quelques questions et qui a conduit le personnel du Cadastre à interpeller l’Administration et les parlementaires de la région du Centre. Les agents se plaignent des conditions d’impréparation de ce déménagement, de l’absence de budget, du doublement de la charge de travail qui échoira au site montois avec l’arrivée de 100.000 habitants supplémentaires (La Louvière et Le Roeulx) alors que les bâtiments de la rue Boucqueau à La Louvière sont neufs et accessibles.

   

La députée louviéroise Colette Burgeon a donc interrogé le ministre des Finances, par ailleurs en charge de la Régie des Bâtiments, sur la raison de cette délocalisation, sur la date du déménagement, sur le maintien de bureaux plus locaux qui rendent de véritables services à la population, sur l’affectation des bureaux libérés par le Cadastre  ainsi que sur les conditions dans lesquelles les agents mutés seront transférés.

Didier Reynders s’est retranché derrière les conclusions du plan Coperfin, remises en 2001 !, qui comportaient un volet "bâtiment". Compte tenu de la diminution programmée du nombre d'agents et dans un souci de rationalisation, elles prévoyaient le regroupement d'un nombre important d'implantations, toutes administrations confondues. Le déménagement du Cadastre vers Mons procède, selon lui, de cette logique.

Selon le ministre, les conséquences de ce déménagement seront très limitées pour le citoyen. Il base sa réflexion sur le fait « que, hormis certains professionnels, tels que les géomètres, les particuliers ne se rendent que très rarement auprès des services locaux du cadastre, mais vont plutôt au service des extraits, qui reste établi à la direction régionale située à Mons ». Une argumentation que la députée fédérale réfute. Pour Colette Burgeon, « le service à la population doit être le plus accessible possible et là, il semble qu'une suppression pure et simple du service dans cette ville pourrait être problématique. »

   

La date définitive du déménagement n'a pas encore été fixée par le service logistique mais il ne fait guère de doute, à l’écoute des propos du ministre, que celui-ci aura bien lieu ! Quant aux bureaux de La Louvière anciennement affectés au service du Cadastre, ils devraient être alloués à d'autres entités du SPF Finances, qui font actuellement l'objet d'une réorganisation… Lesquels et quand ? Mystère !

Les réponses formulées par Didier Reynders n’ont donc guère convaincu Colette Burgeon qui ne comprend toujours pas comment ce dernier entend maintenir un service de proximité de qualité pour les Louviérois en le transférant à Mons et quel est l’avantage à confiner des fonctionnaires dans un endroit « où finalement ils devraient se serrer beaucoup plus, rencontrer des problèmes de parking, etc. » ?